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Qu’en est-il en réalité pour la circulation des voitures anciennes en ville ?

A la suite des grandes mesures internationales pour une meilleure protection du climat, les amateurs de véhicules de collection peuvent parfois se sentir menacés. D’après les informations, nous sommes souvent les premiers à être confrontés à de nouvelles lois limitant l’utilisation de nos engins et de plus en plus de zones nous sont interdites.

Cependant, les règles annoncées par les différents groupes législatifs sont souvent modifiées, allégées et même annulées tout simplement. C’est ainsi que de nombreux propriétaires de véhicules – anciens ou non – ont du mal à comprendre ce qu’ils sont autorisés à faire et où ils peuvent rouler.

La circulation de véhicules polluants à Lille

Cette confusion chez les propriétaires de véhicules culmine dans la ville de Lille. Depuis plusieurs années, nous avions été informés que les véhicules polluants, dont une bonne part de voitures anciennes, allaient être interdits de circulation dans la métropole et les communes voisines dès 2021. 

En Juin 2019, il fut annoncé que les véhicules classés dans les catégories Crit’Air 4 et 5, ne seront plus les bienvenus dans 11 communes de la métropole de Lille. De part leur âge, la plupart des véhicules de collection se trouvent dans ces catégories malgré la taille de leurs moteurs ou la pollution produite. Ainsi, de nombreux propriétaires ont commencé à s’inquiéter pour l’avenir de leurs bolides. 

D’autant plus qu’on estimait à plus de 23 000 le nombre de véhicules stationnés au sein de la ville et faisant partie de ces deux catégories. Qu’en serait-il alors pour les milliers de propriétaires qui ne pourraient pas sortir de la ville avec leurs voitures ?

En fin de compte, nous sommes arrivés en 2021 et les lois n’ont pas été appliquées. Et oui, vous pouvez toujours circuler dans la métropole avec votre ancienne voiture sans risquer l’amende ou, bien pire, la perte du véhicule. Cependant, la nouvelle loi a seulement été repoussée à 2022 pour cause de crise sanitaire. D’après France 3, les derniers ajustements ont pris du retard à cause du COVID-19 mais la loi entrera en vigueur l’année prochaine. Ce sont surtout les solutions pour la perte de plus de 20 000 véhicules personnels qui sont à trouver. Plusieurs idées ont été avancées dont une prime ou encore la gratuité des transports en communs. 

Une histoire similaire à Paris

Les interdictions de circulation, pour certaines catégories de véhicules, ont vu le jour  dans la capitale. Paris fut la première ville à annoncer l’interdiction totale de circulation de certaines catégories de véhicules, les plus touchés, jusqu’à présent, étant les diesels. En effet, depuis Janvier 2019, les diesels datant d’avant 2001 ne peuvent pas circuler dans la capitale en journée.

Cette année la mesure aurait dû s’appliquer aux véhicules diesel immatriculés avant 2006 et aux autres véhicules classés dans la catégorie Crit’Air 4, entre autres les poids lourds de plus de 10 ans. 

Tout comme le retard effectif à Lille, le renforcement des restrictions à Paris a été repoussé au 1er Juin de cette année. Cependant, nous savons également que la catégorie Crit’Air 3 sera interdite dans la capitale à partir de 2022. Cette classe comprend en particulier les voitures essence immatriculées entre 1997 et fin-2005. Nous entrons, dans ce cas, dans la catégorie des young timers.

Que permet la carte grise de collection ?

Lorsque les premières restrictions furent annoncées à Paris, de nombreuses protestations ont poussé les autorités à alléger la loi pour les véhicules de collection. En effet, une carte grise de collection à Paris permet d’éviter les amendes relatives à la circulation dans le périmètre délimité par l’A86. 

Cependant, cet assouplissement fut décrété par la mairie de Paris et non pas par le gouvernement. Ainsi, pour ce qui concerne la circulation des voitures anciennes à Lille ou au sein des autres Zones à Faibles Emissions ce n’est pas tout à fait clair. 

Du côté des passionnés, nous avons de bonnes nouvelles concernant le débat sur la circulation des véhicules de collection à Lille. En effet, François Vanlerberghe, Président des Anciennes Bousbecquoises, affirme qu’il est en communication avec la mairie de la métropole pour demander à suivre l’exemple de Paris. De plus, la FFVE (Fédération française de Véhicules d’Epoque) soutien le club dans sa démarche. Cependant, les représentants de la ville n’ont jamais fait preuve d’un grand intérêt pour une autorisation spéciale concernant les véhicules bénéficiant de l’immatriculation de collection. 

Les chiffres derrière le débat

Il est facile de comprendre pourquoi certains pensent que les véhicules de collection devraient subir les mêmes restrictions que tous les autres véhicules. Cependant, il faut comprendre pourquoi l’immatriculation de collection existe. 

La carte grise de collection est disponible pour toute voiture d’origine âgée de plus de 30 ans. Elle sert, entre autres, à préserver notre patrimoine automobile et à maintenir en vie nos plus beaux modèles. 

Du fait des restrictions déjà mises en place pour les véhicules de collection, qui ne peuvent parcourir qu’un petit nombre de kilomètre par an, ceux-ci sont rarement utilisés. Au contraire, un véhicule datant du début de notre siècle est utilisé au quotidien, ce qui a un plus grand impact sur l’environnement. 

De plus, comme le remarque la FFVE, les ZFE (zone à faible émission) ont été créés pour limiter les émissions de particules fines et d’oxydes d’azote, produites par les moteurs diesel. D’après les chiffres de l’organisation, seulement 5% des véhicules de collection sont des véhicules à moteur diesel. 

Si nous combinons ces faits, nous voyons que les véhicules de collection ne comptent que pour 1% de la pollution d’une ville. C’est ainsi que la FFVE souhaiterait créer une nouvelle catégorie de vignettes Crit’Air dédiée aux voitures de collection.